Call for Papers

The deadline for paper proposals has been extended to the 15th of February.

[English version, pour la version  en français, voir ci-dessous]

Call for Papers

Since the emergence of the modern short story as a distinct literary form in the second half of the nineteenth century, many critics and writers have sought to decide what it is exactly that distinguishes the short story from longer fiction, such as the novella or the novel – Is it length? Conciseness? A specific thematic concern? Or a particular stylistic feature? The matter has not yet been settled. Perhaps we need to look to more circumstantial, material elements for a pragmatic answer to that question. Indeed, one could argue that one of the discerning features of the short story is that it is rarely if ever published separately. Instead, it appears as one text among others, whether in a newspaper or magazine, an anthology or collection, a short story cycle or sequence, on a website or in a twitter feed. Precisely these different formats and contexts of publication have also been instrumental in the birth and development of the modern short story as we know it today. As several critics have argued, the short story rose to fame as a new and fashionable literary form in the 19th century thanks to the boom in the periodical press. Similarly, its decline in popularity in the second half of the 20th century correlates with the decimation of magazines willing to publish short fiction. And one could argue that the renewed interest in short fiction today is related to the proliferation of new publishing opportunities through digital media.

This necessary co-textuality of the short story or the different contexts in which it is published and read are slowly receiving more critical attention. Dean Baldwin’s Art and Commerce in the British Short Story: 1880-1950 documents the rise and fall of British short fiction through a study of its modes of publication. Other studies address the processes of unification and collection that go into the making of short story cycles, anthologies or collections, while the interactions between short fiction and new (digital) media formed the topic of the previous ENSFR conference.

This third annual ENSFR conference wants to further explore the many different ways in which short fiction interacts with its co-texts and contexts in different literary traditions. Questions we would like to address are:

  • How have the publication formats of short fiction changed over the centuries?
  • How is the development of the short story bound up with the printing and publishing context of a particular time and space?
  • To what extent have the publication contexts of the short story influenced its perception as an avant-garde or popular genre, or as highbrow/middlebrow/lowbrow literary form?
  • What are the new publishing formats emerging today and how do they influence the short story?
  • What is the interaction between short fiction and other media (e.g. illustrations, typography, photographs) in such multimedial publishing formats as the magazine or the website?
  • What is the importance of the book trade and its marketing strategies on the writing and publishing of short stories?
  • How is the co-textual nature of a single-author collection different from that of an anthology or from a short story cycle? How does this context influence our reading of a given short story, as it moves, for instance, from a magazine, to a collection and on to an anthology or syllabus?
  • How does a short story take on new meaning throughout its migration across different publishing contexts? What metamorphoses can be observed from a story’s initial publication to later, revised versions?
  • What connections might be made within an author’s complete oeuvre? For example, do authors sometimes return to initial stories or storyworlds later in his/her career, creating connections that extend beyond the temporal frame of an initial publication, but also beyond the material boundaries of a single collection?
  • In what way do stories interact with the socio-political context of the time and place they reflect? How do they evoke that larger context within a restricted frame?

In other words, possible topics can include, but are not limited to, the following themes:

  • The short story cycle
  • The anthology
  • The collection
  • The story as part of an author’s oeuvre
  • Short fiction in magazines
  • Short fiction and other media
  • The short story and the book trade
  • The short story and prize culture
  • The short story and its socio-political contexts
  • Interpreting the short story

We welcome papers (in both English and French) that address these questions and topics either through individual case studies or more theoretical or historical explorations as well as in different literary traditions. Proposals for three-paper panels are also welcome.

300-word abstracts for 20-minute papers should be sent to Elke D’hoker (elke.dhoker@kuleuven.be) and Bart Van den Bossche (Bart.vandenbossche@kuleuven.be) by the 15th of January 2017. Contributors should also send a short biographical note indicating institutional affiliation.

 

Appel à communications

Depuis l’affirmation, dans la seconde moitié du XIXe siècle, du récit bref comme une forme littéraire distincte, de nombreux critiques et écrivains se sont efforcés de déterminer ce qui distingue le récit bref d’autres formes fictionnelles plus longues, notamment le roman : est-ce la longueur, la concision, un intérêt manifeste pour une thématique spécifique, ou plutôt certains traits stylistiques? La question est loin d’être réglée, et peut-être faut-il l’aborder de façon plus pragmatique en examinant les circonstances contextuelles et matérielles associées au récit bref. En effet, l’une des marques les plus caractéristiques de ce dernier est qu’il n’est que rarement, pour ne pas dire presque jamais, publié seul, mais qu’il figure systématiquement à côté d’autres textes à l’intérieur d’un support matériel ou éditorial partagé avec d’autres textes, que ce soit un journal ou une revue, une anthologie ou un recueil, un site internet ou même un message sur twitter. Cette pluralité de contextes de publication et de circulation a aussi contribué à la naissance et au développement de la tradition moderne du récit bref telle que nous la connaissons aujourd’hui. Comme un nombre de critiques l’ont remarqué, il a connu un essor remarquable au cours du XIXe siècle grâce au développement de la presse périodique, tandis que sa baisse de popularité dans la seconde moitié du XXe siècle est clairement en rapport avec la forte diminution du nombre de périodiques prêts à publier des récits brefs. De même, on pourrait dire que le regain contemporain d’intérêt pour le récit bref peut être attribué à la prolifération de nouvelles possibilités de publication offertes par les médias numériques.

Bref, on ne peut pas étudier ce type de récit sans évoquer cette condition de co-textualité (ou, pour reprendre le terme suggéré par Bruno Montfort, de « polytextualité »). L’importance fondamentale de cette grande variété de contextes de publication commence à être reconnue et explorée par la critique. Dans La littérature au quotidien, Marie-Eve Thérenty examine les phénomènes de contamination, d’emprunt et de circularité entre les formes littéraires et les formes journalistiques entre la deuxième moitié du XIXe siècle et les premières décennies du XXe siècle. Dean Baldwin, pour sa part, a documenté dans le volume Art and Commerce in the British Short Story: 1880-1950 la montée et la chute du short story en Grande Bretagne à travers l’étude de ses modes de publication. D’autres études portent sur les processus d’agencement et d’organisation que l’on trouve dans des cycles de récits brefs, des anthologies ou des recueils de récits brefs, tandis que les interactions entre ces derniers et les nouveaux médias numériques ont constitué le thème de la conférence précédente de l’ENSFR.

La troisième conférence annuelle de l’ENSFR entend explorer les nombreuses modalités d’interaction du récit avec ses co-textes et ses contextes dans différentes traditions littéraires. Voici quelques-uns des sujets que la conférence entend aborder:

  • Comment les formats de publication des récits brefs ont-ils changé au cours des siècles?
  • Comment l’histoire du genre peut-elle être liée aux contextes de publication à un moment et en un lieu donnés ?
  • Dans quelle mesure les contextes de publication du récit bref nous le font-ils percevoir comme un genre avant-gardiste ou populaire, comme une forme élitiste ou accessible à tous ?
  • Quels sont les nouveaux formats de publications qui émergent aujourd’hui et comment influencent-ils l’évolution du récit bref ? • Quelle est l’interaction entre le récit court et d’autres médias (comme les illustrations, la typographie, les photographies) dans des formats de publication multimedia comme les magazines ou les sites internet?
  • De quelles façons des stratégies de marketing conditionnent-elles l’écriture et la publication du récit ?
  • Comment la nature co-textuelle d’un recueil d’auteur est-elle différente de celle d’une anthologie ou d’un cycle de récits brefs?
  • Comment le contexte influence-t-il notre lecture du récit, si le récit passe par exemple d’une revue à un recueil, puis à une anthologie ou un syllabus? Comment un récit reçoit-il de nouveaux sens tout au long de sa migration à travers différents contextes d’édition?
  • Quelles métamorphoses peuvent être observées depuis la première publication d’un récit jusqu’à ses versions révisées ?
  • Quelles connexions peut-on cerner à l’intérieur de l’œuvre complète d’un auteur? On pourrait penser notamment aux auteurs qui reprennent au cours de leur carrière des mondes narratifs déjà présentés dans les récits écrits précédemment, créant de la sorte des liens qui dépassent le cadre temporel d’une première publication, mais aussi les limites matérielles d’un seul recueil ?
  • De quelle manière les récits interagissent-ils avec le contexte socio-politique qu’ils représentent ? Comment évoquent-ils dans le cadre restreint du récit un contexte beaucoup plus vaste ?

Les sujets des communications peuvent dès lors porter entre autres sur les thèmes suivants:

  • le cycle de récits brefs
  • l’anthologie
  • le recueil
  • le récit bref à l’intérieur de l’œuvre d’un auteur
  • le récit bref dans les magazines
  • le récit bref et les autres médias
  • le récit bref et le commerce du livre
  • le récit bref et la culture des prix littéraires
  • le récit bref et ses contextes socio-politiques
  • le récit bref et ses interprétations

Les auteurs sont invités à proposer des communications qui envisagent l’étude des questions ici évoquées d’un point de vue théorique et/ou qui cherchent à appliquer une approche théorique particulière à un texte spécifique ou à une tradition littéraire donnée.

Les communications peuvent être présentées en français ou en anglais et ne devront pas dépasser les 20 minutes de temps de parole. Les résumés (300 mots au maximum), accompagnés d’une notice biographique indiquant l’affiliation institutionnelle, doivent être envoyés avant le 15 janvier 2017 à Elke D’hoker (elke.dhoker@kuleuven.be) et Bart Van den Bossche (bart.vandenbossche@kuleuven.be).

De plus amples informations sur la conférence seront publiées sur le site http://www.shortfiction.be. Des renseignement sur l’ENSFR sont disponibles sur le site http://ensfr.hypotheses.org/. La conférence aura lieu à l’Université de Louvain, dans le bâtiment du Collège Irlandais à Louvain (http://www.leuveninstitute.eu/site/index .php).